Textes érotiques
Choisissez un titre dans la liste puis cliquez en haut à droite sur l'icône imprimer. Bonne lecture !

Regards Imprimer
Textes érotiques
Écrit par Miriam   

Nos regards qui s’aimantent. Vissés l’un à l’autre : deux obscurités ourlées de jaune. Une plongée, goulue, attisée, tournoyante et silencieuse, dans les tréfonds de l’autre. Un abreuvement intime de deux cœurs qui s’emportent et se heurtent. Le désir nous rappelle. Le plaisir nous coule des prunelles aux mains. Ma bouche est Votre gant. Vos Doigts qui se glissent et se mêlent à mon souffle court. Écoulements obscènes. Ma salive tiède parfumant l’air immobile entre mes lèvres offertes, ma langue dardée, mes seins palpitants. Ma nuque renversée, ma croupe tendue, mes cuisses disjointes. Être une autre, l’antre, l’être de mon Maître… Votre volonté ourlée de jaune. « Votre possession, Maître, Votre putain soumise ». Des hurlements d’amour, sans un mot. Nos odeurs seules sont les appels du corps. D’entre mes lèvres, du creux de mes chairs, l’envie se poisse de mes faims douloureuses. Visions fugaces, terreurs rêvées, douleurs absentes. « Votre esclave, Maître, Votre objet béant ». Des cris sensuels, sans une plainte. Mes indécences seules sont les chemins du cuir. J’y reviens, indécise, je m’y love et m’y lie. Alliés, Vous et moi, entre les icônes irréelles et nos membres qui se pressent, avec le choix du délire. Enlisés, Vous et moi, avec les voix du désir qui demeure, invaincu.

Nudités voraces, nos sueurs s’épuisent l’une à l’autre. Votre Sexe dressé s’empalant à l’orée de ma gorge. Une offrande : Votre aumône à la chienne à genoux devant Vous. Succions trempées, brûlantes, houles de palpitations et de traînées humides, mes lèvres soudées à Vos halètements. Et, d’entre mes replis, d’entre mes frottements sonores, suinte un flux odorant : lubricité, vice et tendresse mêlés. Votre Sexe gonflé m’étouffant aux larmes, aux spasmes, à l’extase. La jouissance que Vous m’accordez d’être à Vous, pour Vous, sous Vous, une avidité comblée. Paumes et paroles, capturées de Vos cadences et de Vos pénétrations. N’être plus qu’un objet, l’écrin que Vous écartelez pour mieux l’emplir. « Votre orifice, Maître, Votre chienne possédée ». Des feulements étouffés, violents, impudiques. Votre Semence jaillissant dans ma bouche, Vos Giclées qui se touillent à ma bave, Votre Éclaboussure ravalée sans pudeur. Votre Saveur enivrante que rien ne peut dissoudre. La voie de mon Maître, souillée au plus profond, puissance et douceur d’être aspergée de Vous.

Un temps, battement, flottement, balbutiement incertain. Votre Main d’une poussée me prosterne à Vos Pieds. Vos Doigts, d’un ordre, me jettent en travers d’un cuir moite. Ma fente enduite qu’un élan livre à Votre Membre. Mes griffes et mes torsions sous Vos butées lentes. Votre poigne ferme sur mes hanches indomptées. Mon récit de catin, incarnée, introduite et chevrotante. Le client invisible plaqué contre ma joue. Mon inconstance d’ordures et de mots mâchés. Ma litanie martelée, malmenée, cravachée en secret au gré de Votre chevauchée. Au travers de notre mélodie rauque percent les sévices ultimes que Vous me refusez. Les fulgurances se succèdent, d’épouvantables fornications en tortures délicates. Entre-aperçus obscurs de chaînes luisantes, de flammes tordues, de traînées écarlates, de courbes cramoisies, de lanières crues, de poses souillées et d’entraves déshonorantes. Entre-entendus menaçants de sanglots hachés, de supplications lamentables, d’aveux arrachés, de plaintes et de pleurs mêlant leur sel aux sueurs de l’attente. Entre-éprouvé de la fureur insoutenable qui me délivrera de la peur d’être Vôtre. Que Votre fouet s’abatte… Que naisse mon chant d’Amour. Qu’éclatent mes cris à la nuit et aux néants. Car je suis à Vous. Maintenant et à jouir.
 
Je lape Imprimer
Textes érotiques
Écrit par Miriam   

Je lape. D’entre ses cuisses, enchâssée, l’haleine lourde de son odeur de femme, je coule un regard jusqu’à Vous. Vous me happez au viol de sa fleur, Vous me dépecez  de Vos lueurs jaunes, Vous êtes à quelques cillements de ma langue avide sous Votre vice en serres. Je me noie dans le vent qui mugit, dans la marée haletante qui suinte, dans les embruns gluants de la si Reine offerte. De ses doigts en conque, elle cogne, elle joint et pétrit, elle glisse et plisse et lisse Votre filet, Votre nœud et Vos houles. Maître ! L’aube de son ventre est l’horizon de sa mer trouble, l’île ouverte sur l’archipel de nos membres entrelacés, l’embouchure vive où j’échoue de la bouche et des lèvres. Maître ! De sursauts en plongées floues, Vos chairs s’empourprent et se hissent à l’assaut du ciel pâli. Ah ! Maître ! Que je sois Votre taire dans le céans des flots ! Maître ! Du sable ou de l’écume j’ai perdu toute trace. Je navigue où je meurs, de miroirs en mirages… Est-ce le vent ou le ressac ? Avez-Vous grondé, a-t-elle frémi ? L’ancre de Vos feux moire sa peau de flammes nues. Maître ? Etait-ce hier ou bien jamais ?  La nuit de l’âme tordait nos peaux, Maître, les heures dans ce désert … Chants d’infortune dans les échos de nos joies dures. Maître, dans Vos douceurs dansent Vos crocs. La magie qui revient me ramène vers Vous.

Antre à Vos cuisses, amarrée, empalée, la peine légère de Votre hauteur d’entame, je coule un creux-phare jusqu’en Vous. Oui, Maître ! L’onde fendue s’égare entre fiel et glaire. J’émerge du néant entre Vous et ma Reine, ballottée aux grés des recueils de nos émois. Tout se meut et se mue, j’ai au clos des yeux des tempêtes de râles. Aux battements lents, à la vague saoule, aux jeux d’antan, je bute, je m’emporte et je me noue. Je déplie des plaies, des plages, des pluies. Les mirages de nos errances me possèdent encore… Maître ! De Vous, d’elle, de nous, du vrai, du frai, du trait qui me cloue, je renonce et j’enfonce plus avant Vos plaisirs.

Il me vient des splendeurs infernales, des éclaboussements fiévreux d’ordure et de tourments, dans le chœur même de nos chants silencieux. Ce qui est, ce qui fut, ça touille et ça s’éclipse. Le halo du fantasme règne sur mon présent au Maître de mon corps. Les chaînes, les brûlures, les injures et l’humiliation martelée à coups et à cris. Livrée, bâillonnée, entravée, lacérée, écartelée, souillée de Vous… sans être Vous. Un autre, sans visage, dans l’obscur dédale de mon labyrinthe obscène.

Votre front irrité, Vos yeux inquiets soudain… Avez-Vous lu mes séjours, mes détours, mes dégoûts, Maître ?

Perdue. En Vous je me rouvre.

 


Animé par Joomla!. Valid XHTML and CSS. Created by Miriam Blaylock.